• Acronyme :
    ALWA
  • Référence :
    1111
  • Domaine de recherche :
    Sciences de la Terre et de l'Univers
  • Région :
    Arctique
  • Site :
    Geosciences Paris-Sud
  • Responsable du projet :
    Christelle Marlin

AUSTRE LOVENBREEN : WATER

Le projet « Austre Lovénbreen: water » concerne l’étude hydrologique et hydrogéologique du bassin versant (BV) du glacier Austre Lovénbreen (AL) sur la côte occidentale du Spitsberg (région de Ny-Ålesund) dans le haut Arctique (79°N, 12°E). Caractéristique rare en Arctique, le glacier AL possède deux exutoires bien définis et invariants dans le temps permettant un suivi hydrologique complet des écoulements à long terme : la Goule qui concentre l’essentiel de l’écoulement et le Diable, exutoire secondaire. Le bassin versant de ce glacier a été équipé depuis 2008 pour acquérir des données nécessaires à l’établissement de bilans hydrologiques annuels, ce qui a nécessité un suivi hydrologique des flux d’eaux et de solutés aux exutoires et des composantes de l’écoulement (station météorologique pour la suivi des hauteurs de précipitations et de la température de l’air, stations hydrologiques pour le suivi des débits aux exutoires et des principales caractéristiques physico-chimiques des eaux, piézomètres (5) pour le suivi de la dynamique des eaux souterraines, sondes thermiques dans le sol y compris le toit du pergélisol pour le suivi de la dynamique de la géométrie de la nappe souterraine supra-pergélisol. Ce projet est associé au projet « Austre Lovénbreen : snow and ice » pour l’étude de la dynamique nivale et glaciaire sur le BV. Les résultats acquis dans le cadre de projets antérieurs soutenus par l’IPEV montrent, à l’échelle annuelle, une tendance entre la température croissante de l’air et l’augmentation du flux d’eaux douces à l’exutoire du bassin. Ce projet ambitionne donc de réaliser un suivi à long terme de l’hydrologie du bassin versant de l’AL pour confirmer ou infirmer les tendances observées entre les débits, les paramètres du climat, la réponse hydrologique du pergélisol et de la couche active dans le contexte du NO du Spitsberg où le climat se réchauffe (+0.56°C/décade) et où les précipitations augmentent significativement (+22 mm de précipitation/décade). Ce projet d’observatoire hydrologique, intégré dans l’IR OZCAR pourra constituer une contribution française à l’infrastructure de recherche européenne Svalbard Integrated Arctic Earth Observing System (ESFRI SIOS).