Actualités > Scientifiques > Publications > L’outre-mer confronté au défi des espèces exotiques envahissantes
L’outre-mer confronté au défi des espèces exotiques envahissantes
Grâce à la mobilisation d’un réseau de plus de 100 experts et personnes ressources, le Comité français de l’UICN* publie une synthèse inédite sur les espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises d’outre-mer.
Cet état des lieux dresse l’inventaire des espèces envahissantes et de leurs impacts, recense les outils réglementaires, les programmes de recherche et les actions de lutte mises en œuvre, et propose des recommandations pour améliorer la réponse face aux invasions biologiques.
Ce premier rapport réalisé à l’échelle de tout l’outre-mer révèle que 49 espèces figurant parmi les 100 plus envahissantes au monde sont présentes dans les collectivités françaises ultramarines. Les exemples sont nombreux d’espèces introduites ayant entraîné la modification du fonctionnement des écosystèmes et la régression ou l’extinction d’espèces indigènes.
L’étude met en évidence la nécessité d’un renforcement de la prévention et de la sensibilisation, d’une amélioration des cadres réglementaires et des mécanismes de contrôle, et l’importance de l’élaboration de stratégies intégrées nationales et locales pour la gestion des invasions biologiques.
Terres Australes et Antarctiques Françaises
Malgré un climat rude, on compte aujourd’hui dans les terres australes françaises davantage d’espèces exotiques de plantes à fleurs que d’espèces indigènes. Sur ces espèces, 16 plantes introduites sont envahissantes. Le pissenlit, originaire des régions tempérées, est en forte expansion et profite du changement des conditions climatiques observées à Kerguelen.
Sur les 16 espèces de vertébrés introduites, 5 figurent sur la liste de l’UICN* des 100 espèces parmi les plus envahissantes au monde. Concernant les mammifères, les 9 espèces introduites sont toutes envahissantes. Parmi les invertébrés introduits, 7 sont envahissants, dont un ver de terre et 6 insectes.
Dans l’archipel de Kerguelen, le lapin a considérablement transformé les communautés végétales en consommant les plantes et en érodant le sol par ses terriers. Le coléoptère exotique Oopterus soledadinus a un impact important sur un certain nombre d'espèces d'insectes indigènes, comme la mouche aptère Anatalanta aptera qui a localement disparu. D’ores et déjà, le réchauffement climatique a facilité la colonisation d’espèces exotiques comme le pissenlit et une mouche bleue.
* Union mondiale pour la Nature
Pour obtenir d'autres renseignements
Retrouvez communiqué de presse, synthèses documentaires et plaquette de présentation en téléchargement sur le site du Comité français de l'UICN.
Informations
- Publication
- Le 04/07/2008
- Catégorie
- Publications
- Site web
- Comité français de l'UICN
