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Chimie du mercure dans les glaces du Spitzberg

Depuis le 15 avril et pendant 2 mois, le programme de recherche CHI.MER.POL. II financé par l'IPEV est déployé en Arctique pour la 5e année.

Une équipe composée de 4 scientifiques (Xavier Faïn, Raphaelle Hennebelle, Catherine Larose, et Aurélien Dommergue) du LGGE étudie les effets de la pollution par le mercure à Ny Ålesund sur l'île norvégienne du Spitzberg à quelques 1.300 km du pôle nord.

Les régions polaires, pourtant éloignées des activités industrielles, ne sont pas à l'abri d'une contamination par le mercure : ce polluant émis par les combustions est en effet transporté sous forme gazeuse jusque sous ces latitudes. Au printemps, des phénomènes uniques de réactivité dans l'atmosphère déposent abondamment du mercure sur les manteaux neigeux.

Et c'est une menace pour les êtres vivants : il est toxique et s'accumule dans la chaîne alimentaire. Les animaux de fin de chaîne comme les mammifères (phoques et ours polaires par exemple) présentent alors des niveaux élevés de mercure et sans cesse croissants depuis que l'Homme introduit en quantités importantes ce polluant dans son environnement.

Photo : © Valéry Grancher

L'équipe du LGGE veut répondre à la question suivante : comment le mercure contenu dans l'atmosphère est amené à pénétrer dans la chaîne alimentaire ? Grâce à de multiples expériences près du fjord et sur les glaciers proches, ils examinent donc le comportement du mercure dans l'atmosphère, la neige et son transfert vers des microorganismes polaires tels que les bactéries. Une attention toute particulière est portée à la fonte du manteau neigeux car c'est le moment privilégié de rencontre entre le mercure déposé et ces premiers êtres de la chaîne alimentaire, les bactéries.

Les premiers résultats montrent déjà l'existence de dépôts de mercure sans précédent avec des concentrations dans la neige 20 fois supérieures à ce qui est habituellement mesuré.

Pour obtenir d'autres renseignements

Contacts : Chistophe Ferrari et Aurélien Dommergue

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