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Il y a 50 ans...

Le 1er juillet prochain s'ouvrira officiellement l'Année géophysique internationale. Dans de nombreuses stations réparties tout autour de la Terre, des observations seront recueillies qui permettront d'accroître nos connaissances sur la haute atmosphère, la climatologie et la physique du globe.

Le Comité international de l'Année géophysique a coordonné les projets de chaque pays et distribué les différents travaux entre plusieurs centaines de bases établies par les participants.

La France participe activement à ces travaux. M. Paul-Emile Victor, au double titre de directeur des Expéditions polaires françaises et de président du sous-comité antarctique français de l'Année géophysique internationale, nous précise comment la France est représentée.

« La participation française en Antarctique est constitutée par deux stations, Dumont d'Urville et Charcot. La base Dumont d'Urville, la plus importante, est située sur la côte de Terre Adélie, ou plus exactement sur l'île des Pétrels de l'archipel de Pointe Géologie. L'installation est comme celle d'un sous-marin : la salle des groupes électrogènes ressemble effectivement à la salle des machines d'un bateau. Quant à la station Charcot, elle est beaucoup moins importante : trois hommes seulement y séjournent. Elle est située au pôle Sud magnétique, à 320 kilomètres de Dumont d'Urville, à 2.400 mètres d'altitude. Les constructions sont du même type que celles de la base principale, mais elles sont enterrées. »

Article d'Yvonne Rebeyrol, paru dans l'édition du 27 juin 1957 du journal "Le Monde"

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