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Base Dumont d’Urville – Terre Adélie : Historique


En 1950, 110 ans après le débarquement de Dumont d'Urville en Terre Adélie, les Expéditions Polaires Française (EPF) installent une première base sur la côte : Port-Martin où hivernent 11 personnes qui procèdent aux premières observations de météorologie et de magnétisme et effectuent de nombreux raids d'exploration. En 1952 la station est totalement détruite par un incendie. La 3e expédition qui vient de débarquer s'installe alors dans l'archipel de Pointe Géologie sur l'île des Pétrels. Ce petit observatoire temporaire, dont les bâtiments surnommés "Base Marret" existent toujours, sera fermé en janvier 1953.

L'île des Pétrels, située au pied du glacier de l'Astrolabe, est à nouveau retenue en 1956 pour la participation à l'Année Géophysique Internationale (1957-58). Les constructions érigées à cette occasion, et dont une partie est toujours en service, sont conçues pour 20 personnes et une occupation provisoire de 3 ans. Cette base reçoit le nom de base Dumont d'Urville (DDU).
Une base avancée, la base Charcot, est installée en même temps à 300 km de la côte et à 2.400 m d'altitude non loin du pôle magnétique sud, 3 scientifiques vont y hiverner pendant 2 ans.

Les premiers bâtiments de DDU sont en acier avec un isolant thermique en sandwich de contreplaqué ignifugé et de Klegecelle. La base principale est entourée de 11 petits abris en bois pour différentes utilisations scientifiques et d'un garage pour l'entretien des véhicules chenillés type Weasel et Snowcats. Pendant les campagnes d'été, les EPF bénéficient de l'aide d'un hélicoptère de l'armée de terre.

La base Dumont d'Urville étant idéalement positionnée pour étudier les phénomènes magnétiques et solaires de la haute atmosphère, les résultats obtenus dans ce domaine durant l'AGI sont remarquables. À partir de DDU de nombreux raids sont organisés sur l'inlandsis permettant l'acquisition de nombreuses données en glaciologie et en météorologie et la réalisation de profils sismiques et gravimétriques qui permettront d'estimer l'épaisseur de la glace.

En 1959, le gouvernement français décide le maintien de la base à titre permanent et la poursuite des travaux de recherche. Cette décision rend nécessaire la reconstruction de la station et son extension au cours des campagnes d'été suivantes. Depuis, la base est occupée sans discontinuer.

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Document en ligne sur le site du Service historique de la Défense : Le soutien apporté par la Marine aux Missions Paul-Emile Victor en Antarctique, extraits des rapports de mission du bâtiment polaire Commandant Charcot

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