Les régions polaires > Antarctique > Géologie
Géologie
L'Antarctique est né il y a au moins 3,8 milliards d'années (GA), âge des plus anciennes roches que l'on y a trouvé. Sa croissance s'est ensuite poursuivie au gré des formations et dislocations des supercontinents que furent le Nuna (1,8 à 1,6 Ga), le Rodinia (1,3 à 0,93 Ga), le Pannotia (0,68 à 0,55 Ga), puis le Gondwana (0,45 à 0,25 Ga).
La fragmentation du Gondwana a provoqué l'individualisation progressive de l'Antarctique, qui s'est mis à dériver vers le pôle sud à partir de 60 millions d'années (MA).
Il y a 30 Ma, l'Antarctique est définitivement isolé et l'ouverture du passage de Drake, au sud du Cap Horn, crée un courant marin circumpolaire qui isole climatiquement le continent blanc en barrant la route aux influences tempérées des autres océans : Atlantique, Indien et Pacifique.
C'est vers 14 Ma que l'Antarctique devient inlandsis, c'est à dire un continent coiffé d'une épaisse calotte glaciaire. Toutefois, les glaces fluent en profondeur et vers l'océan et l'on ne pense pas que celles qui sont là actuellement puissent dépasser 900.000 ans.
Il y a deux grands domaines géologiques en Antarctique :
> le plus ancien est à l'Est et il est constitué par des vestiges continentaux qui forment des noyaux de roches appelés " cratons" entourés par des ceintures formées lors de télescopages occasionnés par la dérive des continents. L'érosion a raboté toutes les parties supérieures de ces ensembles dont il ne reste aujourd'hui que les zones plissées les plus profondes : ce sont les "racines" de vieilles chaînes montagneuses,
> la partie occidentale a été plusieurs fois remobilisée (fusion puis magmatisme) ; elle est donc plus jeune. Deux chaînes de montagne actuelles en structurent la morphologie :
- la cordillère Antarctique, qui est jalonnée par des volcans et des séismes, dont l'origine est comparable à ce que l'on observe dans la cordillère des Andes,
- la chaîne Transantarctique issue d'un rift (cassure de la lithosphère) qui coupe le continent sur 3.000 km et qui est jalonné de volcans. Parmi eux, le plus connu, le mont Erebus, encore actif, propulse en permanence du chlore dont le rôle sur la couche d'ozone est encore mal établi.



