Sciences et Pôles

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L’évolution du climat et celle de la biodiversité posent des questions importantes pour l'avenir de la planète qui donnent aux recherches dans les régions polaires une importance toute particulière.

  • Les inlandsis groenlandais et antarctique qui protègent la planète de changements climatiques trop rapides, représentent 80% des ressources mondiales en eau douce. En gelant et en dégelant, les océans polaires contribuent aux grands courants océaniques qui contrôlent l’ensemble du climat mondial, mais aussi le cycle du carbone dans les océans et donc la chaîne alimentaire.
  • Les régions polaires sont des témoins privilégiés des évolutions environnementales et climatiques à l’échelle de la planète. La découverte du trou d’ozone en 1980, conséquence de l’utilisation essentiellement dans les pays de l’hémisphère nord, de substances nocives pour la couche d’ozone tels les CFC a été en cela un révélateur : des transformations de l’atmosphère dangereuses pour l’humanité se trouvaient amplifiées au niveau des pôles et plus particulièrement de l’Antarctique.
  • De même, des changements climatiques majeurs pourraient entraîner des variations d’épaisseur de la calotte glaciaire avec des répercussions planétaires sur le niveau des océans. Dès aujourd’hui, la réduction de la banquise arctique a des conséquences environnementales, sociologiques et géopolitiques importantes
    A la fois témoin et acteur du climat et de son évolution, les régions polaires appellent un effort de recherche pluridisciplinaire important. Ce sera certainement l’une des régions du monde où les changements climatiques seront les plus rapides.
  • Dans le débat sur le lien entre le réchauffement climatique actuel et l’augmentation des gaz à effet de serre liés aux activités humaines et notamment à l’usage des combustibles fossiles, l’étude des glaces polaires amène des éléments d’analyse importants.
    En effet, en forant à grande profondeur la calotte glaciaire et en étudiant ainsi des glaces de plus en plus anciennes, il est possible de reconstituer les climats du passé.
    Les résultats obtenus montrent sans ambiguïté une corrélation entre évolution du climat et teneur en gaz à effet de serre. Or les concentrations de ces gaz dans l’atmosphère actuelle sont très supérieures, près de 25% pour le gaz carbonique, aux valeurs déduites de l’étude des carottes de glace des 650.000 dernières années.

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