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Principaux axes de recherche

Les équipes de recherche françaises auxquelles l’IPEV apporte soutien technique, logistique et financier, dépendent des principaux établissements de recherche et d’enseignement supérieurs au premier rang desquels le CNRS associé aux Universités ou à des établissements comme le CEA, le CNES, l’Ifremer, Météo France, le Muséum National d’Histoire Naturelle.

Les disciplines concernées sont très nombreuses et peuvent se regrouper autour de quelques axes forts :

  • Astronomie, astrophysique géophysique externe.
    Les hautes latitudes sont des lieux privilégiés pour étudier les interactions, entre le flux de particules ionisées en provenance du soleil et l’atmosphère terrestre, à l’origine des aurores boréales et australes qui perturbent les télécommunications. Au cœur de l’Antarctique, la station Concordia, bénéficie de conditions d’observation de l’espace uniques au monde qui en font potentiellement l’un des meilleurs sites astronomiques sur terre.
  • Physique du globe, géodynamique, géologie
    Les îles subantarctiques françaises et les bases scientifiques en Antarctique, sont parmi les rares endroits, sous les hautes latitudes de l’hémisphère sud, où il est possible d’enregistrer l’activité géophysique de notre planète. Les enregistrements sismologiques, magnétiques ou gravimétriques obtenus dans ces régions, sont d’une grande importance pour l’étude de la structure et de la dynamique interne du globe.
    Mal connues d’un point de vue géologique, l’Arctique et l’Antarctique offrent la possibilité d’étudier les processus géodynamiques pour les périodes les plus anciennes (bouclier Antarctique) comme pour les plus récentes (Islande).
  • Chimie et dynamique de l’atmosphère, interaction avec la cryosphère et l’océan.
    La confirmation au cours de ces dernières années du lien existant entre les activités humaines et l’évolution de la composition chimique de l’atmosphère : destruction de l’ozone stratosphérique, augmentation des gaz à effet de serre, avec des répercussions sur le climat et des conséquences en terme de santé publique, donne une importance majeure à l’étude de l’atmosphère des hautes latitudes et à ses interactions avec la cryosphère et l’océan. Les données acquises sont essentielles pour contraindre les modèles mathématiques qui permettent de simuler le climat à l’échelle de la planète et son évolution.
  • Les glaces, un milieu en évolution témoin des climats du passé.
    Les glaces des pôles jouent un rôle important dans la dynamique du climat mondial en interagissant avec l’atmosphère et les océans. Acteurs du climat elles sont aussi témoins de son évolution. Leur extension et leur épaisseur sont des marqueurs des changements climatiques. L’étude de leur composition en fonction de l’âge, permet de reconstituer l’histoire des climats du passé et ses relations avec la teneur en gaz à effet de serre de l’atmosphère.
    Le forage EPICA en est un parfait exemple : les 3.260 mètres de glace extraite au Dôme C ont permis de remonter l'histoire du climat sur plus de 800.000 ans !
  • Les populations animales et végétales face aux changements environnementaux, stratégies d’adaptation.
    Originaux et riches en espèces endémiques, les écosystèmes des régions arctiques et antarctiques sont fragiles. Les espèces animales et végétales, parfaitement adaptées aux conditions extrêmes, sont très sensibles aux perturbations de l’environnement ou à l’introduction d’espèces étrangères. Ces écosystèmes sont de véritables laboratoires naturels permettant d’étudier la réponse des populations aux évolutions de l’environnement. En retour, le suivi à long terme de la démographie des populations, celui par exemple des déplacements et de l’alimentation de certains prédateurs marins fournissent des informations indirectes sur la variabilité du climat.
  • Stratégie de survie et adaptation des espèces aux conditions extrêmes.
    Les espèces endémiques des régions polaires ont développé au cours de l’évolution des solutions originales leur permettant de survivre aux températures extrêmes. Les études portant sur les différentes voies d’adaptation : physiologiques, métaboliques ou éthologiques montrent la sensibilité des espèces aux conditions environnementales et par conséquent leur grande fragilité face à des évolutions rapides.
  • Hommes et sociétés dans les régions polaires.
    Les populations autochtones du pourtour de l’océan arctique ont développé des modes de vie parfaitement adaptés aux conditions extrêmes du milieu. Confrontées aux bouleversements économiques et géopolitiques, elles ont peu à peu rompu leur isolement et tentent de concilier dans un contexte de forte mutation, préservation de leurs cultures et ouverture sur le monde extérieur.
    En Antarctique, la présence dans les bases scientifiques lors des hivernages, de communautés réduites et isolées offre la possibilité de mener des études de psychologie et de psychosociologie sur le comportement et l’adaptation de groupes humains confrontés au confinement et à l'isolement.
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