Les régions polaires > Antarctique > Calotte glaciaire et banquise
L'Antarctique est recouvert à plus de 98% par les glaces. Grâce à l'utilisation du radar et des satellites, associée aux observations de terrain, on peut connaître la topographie de l'inlandsis et l'épaisseur de la glace et suivre son évolution.
L'épaisseur moyenne de l'Inlandsis est de 1.300 m en Antarctique de l'Ouest et de 2.200 m à l'est. Son épaisseur maximale approche les 5.000 m. Sa base est alors à plus de 2.500 m sous le niveau de la mer. Il est alimenté par les chutes de neige qui sont plus importantes sur les régions côtières. Les précipitations à l'intérieur du continent sont inférieures de moitié à celles reçues par les déserts les plus chauds. Années après années, la neige s'accumule et se transforme en glace compacte. Sous l'effet de cette surcharge et de la gravité, la glace s'écoule du centre de la calotte vers la périphérie du continent. Ces déplacements, très faibles au centre de l'inlandsis, quelques dizaines de centimètres par an, sont plus rapides, de l'ordre de la centaine de mètres par an, pour les grands glaciers qui, au niveau de la côte, drainent vers l'océan les glaces continentales.
L'inlandsis se prolonge dans certains secteurs par d'immenses plateformes de glace ( ice-shelf), s'étalant et flottant sur l'océan Austral, dont les surfaces cumulées dépassent 1,5 millions de km². Les 3 plus importantes sont celles d'Amery, de Ronne et de Ross, dont la superficie est voisine de celle de la France.
En avançant sur l'océan, les ice-shelves se fragmentent en bloc dont l'épaisseur peut dépasser 400 m et qui constituent des icebergs tabulaires. Certains peuvent dépasser la taille de la Corse.
Chaque hiver, l'océan autour de l'Antarctique gèle. L'eau de mer, du fait de sa salinité, commence à geler en surface à partir de -1,8°C. D'abord fragiles, les glaces en formation sont détruites à chaque tempête. Puis, au fur et à mesure que le froid s'intensifie, la glace de mer s'épaissit et s'étend pour former la banquise dont l'épaisseur moyenne est de 40-60 cm. Au maximum d'extension, en septembre, la surface de la banquise peut atteindre 20 millions de km², ce qui double la surface englacée de l'hémisphère sud.
Au sein de la banquise existent de manière persistante et récurrente des zones d'eau libre appelées polynies qui sont reliées à la remontée d'eaux profondes. La plus vaste est celle située dans la mer de Weddell orientale dont la taille atteint 250.000 km².
En février, vers la fin de l'été austral, la banquise s'est totalement disloquée et la plupart des côtes sont libres d'accès. Le continent n'est donc accessible que pendant 2 à 3 mois d'été, et cela de façon aléatoire car l'état des glaces est lié aux caprices du climat.
Le 26/03/2008
Des images satellites ont montré qu’un grand morceau de l'ice-shelf* de Wilkins a commencé à s...