• Acronyme :
    MAD FOOD 2
  • Référence :
    1190
  • Domaine de recherche :
    Sciences du vivant
  • Région :
    Arctique, AWIPEV - Ny Alesund
  • Site :
    Université de la Rochelle :
  • Responsable du projet :
    Lebreton Benoit

Devenir des détritus de MAcroalgae comme sources alimentaires dans les écosystèmes côtiers polaires. Phase 2

La côte occidentale du Spitzberg est l’une des zones les plus impactées dans le monde par le changement climatique. En effet, cette zone est le lieu où se rencontrent et se mélangent les masses d’eau d’origine atlantique, arctique et issues des glaciers. Ainsi, l’étude du fonctionnement du Kongsfjorden apparaît comme particulièrement pertinente pour mieux comprendre et prédire quel sera le devenir des écosystèmes côtiers polaires dans le futur. Ces écosystèmes sont le lieu d’une très forte production de macroalgues (i.e. kelps) mais la plupart de cette production n’est pas utilisée à l’état frais par les consommateurs. Cette matière organique est ainsi probablement exportée vers d’autres habitats parmi lesquels les vasières subtidales, dans lesquels cette matière est sans doute piégée dans le sédiment. L’objectif de ce projet est de déterminer dans quelles proportions les habitats de type vasières subtidales participent au piégeage de la matière détritique issue des macroalgues et de définir quel est le devenir de cette matière dans la chaîne alimentaire, et ceci à deux saisons : En été, quand la production primaire (i.e. macroalgues, phytoplancton) est élevée, et en hiver, quand la production primaire est au plus bas, et que les consommateurs utilisent très probablement de la matière d’origine détritique. Pour atteindre ces objectifs, nous déterminerons et comparerons la structure des communautés de la faune benthique pendant ces deux saisons et nous déterminerons le rôle de la matière détritique issue des macroalgues dans le fonctionnement des réseaux trophiques dans une vasière subtidale, en utilisant des traceurs de la matière (i.e. isotopes stables, acides gras). Les résultats obtenus fourniront ainsi des informations sur la connectivité entre deux habitats majeurs des écosystèmes polaires côtiers : les ceintures de macroalgues et les vasières subtidales.