Capacité oxidante de l'atmosphère 35-75 °S

Le projet CAPOXI 35-75 vise à documenter la capacité oxydante de l’hémisphère Sud selon un gradient
Nord-Sud, s’étalant de l’île d’Amsterdam
(37° S) à la station Concordia (75° S) en passant par la station côtière Dumont
d’Urville (67 ° S). Ce programme s’attachera à résoudre plusieurs incohérences observées
ces dernières années sur les sites Antarctique. S’il est bien admis aujourd’hui
que le fort pouvoir oxydant en été de l’atmosphère des régions centrales de
l’Antarctique trouve son origine dans l’émission oxydes d’azote par le manteau
neigeux, il est en revanche difficile de réconcilier nos connaissances
actuelles de la chimie de l’atmosphère et les mécanismes d’oxydation observés
sur le terrain. Cette méconnaissance du
fonctionnement de l’atmosphère polaire limite singulièrement notre capacité
d’interprétation de l’information contenue dans les carottes de glace. Il est
proposé dans ce programme de revisiter plusieurs sites expérimentaux pour
résoudre les hiatus observés. Pour ce
faire, nous nous appuierons sur les moyens logistiques uniques de l’institut
polaire Français. Par la gestion de bases scientifiques couvrant les latitudes
37° S à 75° S, l’IPEV offre la
possibilité d’étudier la capacité oxydante de l’atmosphère dans des
environnements très contrastés permettant une mise en relief plus aisée des
interactions entre les espèces réactives de l’atmosphère. Le projet se focalisera sur la chimie des
espèces réactives azotées et halogénées en lien avec le bilan chimique de l
‘ozone. Pour atteindre les objectifs
fixés, plusieurs collaborations internationales seront tissées au cours du
programme, permettant l’accès au dosage d’espèces chimiques et à la
modélisation chimique.