• Acronyme :
    SLEEPCOUNT
  • Référence :
    1220
  • Domaine de recherche :
    Biologie Humaine
  • Région :
    Antarctique, Concordia, Dumont D'Urville
  • Site :
    INSERM, Grenoble Alpes University :
  • Responsable du projet :
    Vergès Samuel

Sommeil et troubles neurocognitifs : Contre-mesures et outils d'investigation innovants dans des conditions polaires extrêmes en Antarctique

Des altérations profondes de la quantité et de la qualité du sommeil sont rapportées en conditions polaires. Les principales altérations du sommeil consistent en une augmentation du temps d’endormissement, une fragmentation du sommeil et une réduction du sommeil à ondes lentes. Une désynchronisation circadienne associée avec une exposition à la lumière altérée, à l’isolement, au confinement et dans certaines stations, à une exposition à l’hypoxie hypobarique d’altitude, sont considérés comme les principaux facteurs associés aux perturbations du sommeil dans les stations d’Antarctique. Les perturbations du sommeil et la désynchronisation des rythmes circadiens peuvent induire des perturbations sérieuses sur les plans cardiovasculaires, cognitifs, émotionnels et sociaux associées à une altération de la santé, de la sécurité et de la réussite de l’équipe en mission. Des contre-mesures améliorant la qualité du sommeil constituent ainsi un intérêt majeur pour les missions polaires mais également spatiales, du fait que ces deux environnements partagent plusieurs facteurs responsables d’altérations du sommeil importantes. Des dispositifs compacts et faciles d’utilisation sont également requis pour évaluer le sommeil pendant la durée des missions avec un minimum de contraintes pour l’utilisateur.Ce projet a pour objectif tout d’abord de quantifier les effets des altérations du sommeil sur les fonctions psycho-cognitives et la désynchronisation chronobiologique ainsi que leurs liens avec la santé cardiovasculaire et métabolique des personnels en mission à Concordia (en haute altitude) et à Dumont d’Urville (au niveau de la mer), permettant ainsi d’isoler le facteur altitude (hypoxie) en comparant les résultats obtenus dans ces deux stations. L’équipe de Concordia étant soumise à des conditions hypoxiques sévères et spécifiquement à une hypoxie intermittente nocturne du fait de l’apnée du sommeil qui représente un facteur de risque majeur pour la santé et les activités professionnelles, une meilleur compréhension des mécanismes susceptibles d’altérer la santé et les capacités fonctionnelles dans cette base en comparaison aux conditions de Dumont d’Urville au niveau de la mer est requise. Ce projet vise également à évaluer l’efficacité de nouvelles contre-mesures non invasives pour restaurer le sommeil, la santé et des fonctions cognitives optimales. La méthodologie de ce projet s’appuie sur des dispositifs biotechnologiques innovants pour le suivi sur le terrain du sommeil, de la cognition et des émotions permettant au personnel d’accéder à un feedback individuel sur son état de santé et fonctionnel.